Fêtes chrétiennes ou fêtes Païennes ?
Au fil du temps
D'un point de vue Historique :
Des IIème au IVème siècles apparaissent les premières commémorations des martyrs (ceux qui ont été torturés et tués pour leur foi).
A la fin du IIème siècle, un jeûne de 40 heures devient obligatoire le vendredi saint, instauré par Tertullien. Puis, peu à peu, on commence à jeûner le mercredi et le vendredi.
Au IIIème siècle, Noël est fêté le 25 décembre, à l’origine la fête païenne du solstice d’hiver.
Au cours de son règne, entre 306 et 337, l’empereur Constantin fait du Dimanche un jour de repos.
En 325, le premier concile de Nicée fixe le calcul de la fête de Pâques. En fonction de cette date seront fixées les autres fêtes « mobiles » : les rameaux, l’ascension, la Pentecôte, …
Au IVème siècle, la fête de Noël commence à être observée.
En 468 ont lieu les premières processions. C’est au IVème siècle que l’on fixe le temps de carême à 40 jours.
En 500, ce sont les premières fêtes en l’honneur de la Vierge.
Au Vème siècle, Léon 1er institue le carême de 45 jours et l’abstinence des viandes pendant ce dernier. Puis on fixe la période de l’Avent : 40 jours avant Noël.
Au Vème siècle se développent les processions. En
835, la fête de la Toussaint est établie.
Au VIIIème siècle, ce sont les premières célébrations de l’Assomption (prétendue montée au ciel de la Vierge).
En 1001, la fête des morts est instaurée et célébrée officiellement.
En 1223, apparition des premières crêches de Noël sous l’influence de François d’Assise.
En 1264, Urbain IV institue la fête Dieu (fête de l’Eucharistie).
En 1310, la fête Dieu est officialisée.
En 1483 : Sixte IV institue la messe de « l’Immaculée Conception« .
C’est au XVIIIème siècle, pendant la Révolution Française, que les familles catholiques confectionnèrent la crêche de Noël telle que nous la connaissons aujourd’hui.
D’un point de vue biblique :
La Bible dit en Colossiens 2.16 : « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger et du boire ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune ou des sabbats ; c’était l’ombre des choses à venir. » Il était donc totalement déplacé de vouloir instaurer ou réinstaurer des fêtes « chrétiennes » puisque ni Jésus ni ses Apôtres n’en ont prescrit. Nous n’insisterons pas sur l’influence des cultes païens sur le Christianisme en ce qui concerne l’observation de fêtes.
L’Eternel dit : « Mon âme hait…vos fêtes, elles me sont à charge, je suis las de les supporter » (Esaïe 1.14) à cause de l’hypocrisie de telles manifestations qui prétendent être organisées pour Dieu alors qu’elles ne satisfont que le ventre des hommes (et encore, pas de tous !).
En ce qui concerne la fête de Noël, la Bible nous montre que Jésus ne pouvait pas naître un 25 Décembre. En effet, Luc 2.8 affirme que « des bergers…paissaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leur troupeau », cela prouve que la saison était douce.
De plus, aucun passage Biblique ne nous donne ni le nom, ni les nombres des « rois mages » que la traditions catholique appelle Gaspar, Melchior et Baltazar. La Bible ne nous indique pas qu’ils étaient Rois.
A aucun moment non plus, la Bible n’interdit la consommation de viande ou de certains autres aliments aux chrétiens pour le carême ou pour le vendredi. « Car le Royaume de Dieu n’est pas une affaire de nourriture et de boisson » (Romains 14.17-Français Courant). Jésus nous enseigne aussi que « ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur » (Matthieu 15.11).
Citons aussi Esaïe 1.19 « Si vous avez de la bonne volonté et que vous êtes dociles, vous mangerez les meilleures productions du pays. » » En Néhémie 8.10 un jour avait été consacré à Dieu et voici les recommandations qui avaient été faites par les prophètes Néhémie et Esdras: « Ce jour est consacré à l’Eternel votre Dieu, ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes ! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la Loi. Ils leur dirent : allez , mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces … Ne vous affligez pas car la joie de l’Eternel sera votre force » (Néhémie 8.10). L’Apôtre Paul rajoute : « Mangez de tout ce qui se vend au marché sans vous enquérir de rien par motif de conscience » (1Corinthiens 10.27) « Car tout ce que Dieu a créé est bon et rien ne doit être rejeté » (1Timothée 4.4)
NB: Ce merveilleux article est de mon frère Harrys Miabeno ! Bonne dégustation